Nouveauté

La Demoiselle de Wellington - Editions Le Seuil

Le 8 mai en librairie

Mon quotidien n° 5392
Mon quotidien n° 5392

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Avant- propos

 

Sensible aux conditions de vie et d’éducation des enfants, j’ai souhaité soulever le sujet des maisons de correction ou de« rééducation », longtemps dirigées dans notre pays comme des bagnes. Pour réunir les informations utiles à l’écriture de cet ouvrage, deux années d’investigation furent nécessaires.

Entre recherche de témoins, fouilles d’archives départementales, lecture des journaux d’époque et de sources biographiques, visionnage de vidéos et de photos, le travail fut ardu, perturbant, parfois même douloureux.

Afin de mettre à hauteur d’adolescent les propos tenus dans ce livre, j’y raconte le plus simplement possible le vécu de ces mômes victimes d’un système trop longtemps défaillant, avec le souhait d’inviter les lecteurs à lutter contre les amnésies de l’histoire.

C’est à la Haute-Boulogne, située à Belle-île-en-Mer, qu’a été créée en 1880 une colonie

pénitentiaire et maritime pour mineurs à la discipline impitoyable et qui prit la dénomination

de maison d’éducation surveillée en 1927.

En août 1934, une importante révolte des enfants fit la une des journaux, qui dénoncèrent les épouvantables conditions de vie des mineurs.

Les premières réformes législatives furent alors adoptées sans pour autant améliorer les conditions de vie des petits colons, bientôt appelés « pupilles ».

En 1945, C’est sous le nom d’institution publique d’éducation surveillée (IPES) que se

poursuivra la vocation « éducative » de ce centre.

En 1967, quatre-vingts jeunes étaient encore enfermés à la Haute-Boulogne, qui ferma définitivement ses portes le 1er septembre 1977.

Aux mots qui racontent, dénoncent et rendent hommage, j’ai souhaité associer le son, la force de la musique des générations d’aujourd’hui. Ainsi ce projet prit forme en relation étroite avec le talentueux auteur, compositeur et interprète Arm, du groupe Psykick Lyrikah, dont l’oeuvre résonne de l’écho des orages traversés par nos vies.

 

Merci à Georges Tanneau qui a croisé les regards vides des enfants de l’Institut public de l’éducation surveillée (IPES). Que les oiseaux mènent jusqu’à lui mes remerciements infinis, 
Aux témoins anonymes qui se sont confiés,

A Véronique Blanchard, responsable du centre d’exposition « Enfants en Justice » pour son immense disponibilité et son aide précieuse,

A Jacques Bourquin cofondateur du centre d’exposition « Enfants en Justice » pour ses renseignements et orientations,

A Nathalie Le Louarn de l’école nationale de protection judiciaire de la jeunesse pour son aide,

A Sylvain Cid du Conservatoire national des archives et de l’histoire de l’éducation spécialisée et de l’action sociale.


Mes éditeurs :

  • La Martinière
  • Le Seuil
  • BilbOquet
  • Vilo
  • Petit à Petit
  • Averbode

Mes illustrateurs :

  • Magali Fournier
  • Jeremy Moncheaux
  • Elodie Coudray
  • Chloé Rémiat
  • Marie Desbons
  • Mary-Loup
  • Gwendal Blondelle
  • David Cren
  • Fabrice Backes
  • Oliver Balez