Durant la seconde guerre mondiale, 130 000 jeunes Alsaciens et Mosellans ont été incorporés de force dans l’armée allemande. On les a appelé les “Malgré nous”.
Après trois années de recherche et après avoir écouté le témoignage de certains d’entre-eux, je vous propose ce livre, sans aucun parti-pris, un nouveau roman historique.

Collège de Pelissanne

5è du collège de MARCKOLSHEIM







Rencontres avec les classes de 5e et 3e du collège de Marcholsheim à la médiathèque.

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Poèmes sur les malgré-nous récités par les élèves

Rencontre avec le club de lecture au collège du Grand Ried

dessin de Julianna (proposition de couverture)
dessin de Julianna (proposition de couverture)

3eme de Marsannay la côte

Eleves collège d'Auffay

Merci à Adrien T. pour sa superbe lettre  - A Anaïs T. pour son texte de présentation - A Brice M. pour la suite inventée et Marine L. pour son énorme travail couronné d'un 19/20 ! 

Bravo à tous et merci !

 

Merci à madame Frémont pour son accueil chaleureux au CDI !

Café littéraire au collège Jean-Paul II de Rouen

Un IMMENSE merci aux enseignants qui ont fait un travail remarquable d’accompagnement avec leurs élèves : écriture de nouvelles avec Madame Paploray, créations d’affiches, de volumes, mises en espaces, illustrations et fresques autour de la seconde guerre mondiale avec Madame Lafon-Billard. 

Bravo à tous pour votre implication et pour l’émotion que vous avez fait jaillir dans vos œuvres et dans votre écriture !

 

Merci également à la direction du collège, aux personnes qui se sont impliquées pour organiser ce café littéraire, et aux enseignants présents dans la salle.

Madame Lafon-Billard, professeur d'arts plastiques
Madame Lafon-Billard, professeur d'arts plastiques

 

 

 

Rencontre avec les élèves de 3ème du collège Guillaume de Normandie au Mémorial de Caen

mémorial de Caen
mémorial de Caen

Livret réalisé par les classes autour du roman "Je marchais malgré moi..."

Interprétation du livre par les élèves de 3eme (Merci et bravo !!!!)

Je marchais malgré moi dans les pas du diable : Présentation
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Rencontre au collège Senghor

Merci pour l'accueil chaleureux !
Merci pour l'accueil chaleureux !

Rencontre au collège Guillaume de Normandie

 

 

 

Emouvante rencontre avec d'anciens Malgré-Nous en Alsace

Travaux réalisés par le collège Jean-Paul II. Bravo !

M .Cohen

Groupe 3e5

Tristan Anne Justine Manon 


 

Le bus prit un virage et je vis François me faire un dernier signe d'adieu à côté de ses parents .Je regardai mes compagnons de voyage, tous avaient l'air perdu, ne sachant que faire dans cette terrible guerre.
Arrivé à destination, je cherchai des yeux mon ami, Simon, que j'avais rencontré à Périgueux et qui m'avait proposé de le rejoindre. Il avait en effet des contacts qui lui permettraient, le moment venu, de nous cacher. Simon habitait Lyon depuis sa plus tendre enfance et avait toujours aimé cette ville mais depuis quelques temps, il sentait bien que pour les Juifs la vie serait de plus en plus difficile voire impossible. Un jour, dans un bar, il avait rencontré des personnes susceptibles de l'aider à se cacher. A Périgueux, il m'avait invité à le rejoindre, je m'étais d'abord montré réticent, ne voulant pas importuner ses amis mais il m'avait décidé, lorsqu'il me confia que ses camarades se trouveraient mieux s’il ne se cachait pas seul.
.Au bout de deux heures, ne le voyant toujours pas, je commençai à m'inquiéter et me demandai ce que j'allais faire, perdu, dans cette grande ville. Je restai seul sur le quai, attendant désespérément mon ami Simon, sous un soleil de plomb. Soudain, au loin, un visage familier apparut. Toute l'angoisse accumulée depuis deux heures s’évapora à la vue de mon vieux camarade. Après une forte accolade, il s'excusa pour son arrivée tardive due à un contrôle d'identité inopiné. Il précisa que nous devions rencontrer ses contacts au «Bistrot Lyonnais». Nous nous y rendîmes en discutant de la situation actuelle. Une fois devant le bistrot, un homme s'approcha de nous et se présenta :
« Bonjour,  je suis Hubert. »
Il regarda autour de lui, puis il ajouta doucement :
« Suivez-moi ! »
Nous le suivîmes dans les rues de Lyon jusqu'à une petite maison délabrée de la banlieue Lyonnaise.
Hubert poussa péniblement la porte qui s'ouvrit dans un grincement sinistre. Je découvris l'endroit où j'allais passer mes journées jusqu'à la fin de cette pénible guerre qui me hantait tant. Nous décidâmes de nous installer dans ce lieu inhabité, à l'écart de toute civilisation. Nous avions chacun un matelas et un lavabo pour deux. Par la suite, nous commençâmes à camoufler les fenêtres avec du carton. Nous nous répartîmes les tâches, Simon devait faire le plein de nourriture et de fournitures pour deux mois, tandis que moi, je m'occupais de la maison afin de rendre notre quotidien plus agréable.
Une vie difficile s'ensuivit pour nous deux. Nous devions sans cesse faire attention à ce que les voisins du dessous ne nous entendent pas : nous marchions pieds nus sur le plancher, la radio était allumée en sourdine, nous devions faire couler l'eau à des heures bien précises, et nous étions sans chauffage car le bruit du poêle éveilleraient les soupçons.
Chaque matin, nous nous éveillions au son des bottes allemandes claquant sur le sol, effectuant leur ronde quotidienne. Tous les deux jours, vers 10 heures du matin, Martine et Paul, ceux qui nous cachaient, nous amenaient un maigre repas acheté au marché noir dans une petite ferme de campagne ; ils nous apportaient aussi un journal pour que nous ne soyons pas totalement coupés du monde.
Nous occupions nos après-midi à lire, écouter la radio et cuisiner des légumes quelque peu avariés que nous apportaient de temps en temps nos amis.
Un beau jour,  des cambrioleurs vinrent ″visiter″ notre appartement. Nous étions attablés, mangeant notre ration quotidienne. En plein milieu du repas, nous entendîmes quelqu'un crocheter  la serrure. Nous débarrassâmes la table et effaçâmes en quelques secondes, toutes traces pouvant montrer que quelqu'un habitait dans ce lieu.  Après ces rangements nous nous précipitâmes sous nos lits où nous attendîmes craignant ce qui pourrait nous arriver .Nos respirations étaient saccadées, nous essayions de les stopper pour faire le moins de bruit possible. Après quelques minutes, qui, nous parurent une éternité, les personnes quittèrent les lieux, n’ayant trouvé aucun objet de valeur. Nous ne parvînmes à nous relever qu'à l'arrivée de nos amis le lendemain matin. Devant notre position étrange, ils nous interrogèrent :                                                
« Mais qu'est-ce qui vous arrive? »
La peur devait se lire sur nos visages car ils continuèrent « Quelqu'un vous a entendu? »
Après quelques balbutiements, Simon parvint à dire:                   
« ...Des personnes...la serrure... »
« Des personnes ont essayé d'entrer ici? »
« Oui... »
« Ne vous inquiétez pas c’est déjà arrivé avant votre installation dans l’appartement, je ne pense pas qu'ils réessayeront, ils doivent penser que l'appartement est définitivement inoccupé et sans intérêt pour eux. Mais je vais quand même installer une nouvelle serrure, on ne sait jamais... »
Puis avec une expression mystérieuse elle s'exclama:
« Allez, venez voir ce que j'ai réussi à vous trouver ! »
Nous nous levâmes et vîmes sur la table du pain d'épices !
Nous étions redevenus des enfants, nous n'avions pas mangé quelque chose d'aussi bon depuis plusieurs mois déjà ! Toute l'angoisse accumulée depuis plusieurs heures disparut et nous terminâmes la journée en compagnie de nos amis qui se montrèrent réconfortants.
Le lendemain matin, une nouvelle serrure fut installée. Une fois posée, nous nous sentîmes, Simon et moi, plus rassurés et nous remerciâmes nos amis pour leur compréhension et leur aide.
Mais après cette mésaventure, je commençai à me poser des questions: «Allons-nous réussir à cacher notre présence jusqu'à la fin de la guerre?» «Et si nous étions découverts ?» «Reverrai-je François et sa famille?»
C'est pour cette raison que je décidai, de même que Simon, d'écrire un journal, pour que, s'il m'arrivait quelque chose, ils puissent connaître mon parcours depuis le jour où nous nous étions quittés. C'est aussi à la suite de cette mésaventure que j'écrivis une lettre à l'adresse de François et sa famille, pour leur expliquer tout ce que j’avais fait, s'il m'arrivait quelque chose .Cette lettre, je la glissai dans mon journal. Les personnes qui la trouveront penseront, j'espère, à transmettre cette lettre à son destinataire.
Dans la nuit qui suivit notre mésaventure nous ne parvînmes pas à fermer l'œil. En effet, dans le grenier de l'appartement des chouettes avaient décidé de construire leurs nids et nous ne pouvions pas les chasser car le bruit éveillerait les soupçons de nos voisins. Durant la journée nous n'arrêtions pas de penser à la fin de la guerre qui se faisait attendre... 
Aujourd'hui mardi 26 septembre 1945.
Moi, Simon, ami de M. Cohen, je reprends le journal qu'il tenait avant que nous soyons déportés au camp de Dachau, j'en suis revenu seul.
Juste après  que M.Cohen eut terminé d’écrire son journal, la Gestapo enfonça brutalement la porte en criant :                                                       « Kommen Sie mit uns! Schnell !!! »
Nous les suivîmes sans résistance. Ils nous poussèrent dans un camion militaire et nous conduisirent au gymnase voisin .Là, ils nous parquèrent comme des bestiaux durant une journée dans des conditions d’hygiène déplorables : des excréments jonchaient le sol car l’accès aux sanitaires était limité, nous étions tous entassés les uns sur les autres et la nourriture était très rare : un bol de soupe avec un morceau de pain par personne. M.Cohen et moi essayions de tenir le coup en nous rappelant les journées passées à Périgueux. 
Le lendemain, une dizaine de camionnettes nous attendaient. Les SS nous poussèrent dedans avec brutalité. Nous étions environ quarante par véhicule et nous partions vers l’inconnu. Le voyage dura deux jours et fut encore plus dur que la journée dans le gymnase de Lyon. Les enfants étaient affolés et criaient, les personnes âgées s’affaiblissaient de jour en jour car elles ne pouvaient pas s’allonger pour soulager leurs jambes. 
Nous arrivâmes devant le camp de Dachau : il était protégé par de grands fils barbelés de façon à ce que les prisonniers ne s’échappent pas. Nous entrâmes dans le camp boueux et découvrîmes cet endroit terrible : nous longeâmes un long couloir où de chaque coté des baraques en bois étaient disposées. A chaque extrémité des SS surveillaient du haut de leurs miradors. L’un deux descendit et nous plaça dans une des baraques. Les couchages étaient des lits en bois recouverts de paille qui par l’odeur nous faisait penser qu’ils avaient déjà étaient utilisés. Des SS vinrent et nous confisquèrent tous nos bagages, les bijoux étaient arrachés aux femmes, des jeunes filles pleuraient de douleur après que leurs boucles d’oreilles leur furent enlevées de force. Nous entrâmes dans une pièce où des personnes nous attendaient tondeuses à la main pour raser nos cheveux. Après ces heures d’humiliation, on nous envoya nous coucher, nous étions trois par lit, la place manquait et nous ne parvenions pas à nous endormir. En pleine nuit, des SS vinrent nous réveiller pour faire l’appel : nous restions pendant des heures atroces debout et sans manteaux ; ceux qui se plaignaient recevaient des coups violents sans aucune pitié : nous étions traités comme des bestiaux. 
Après plus de six heures passées dans cette nuit sans ménagement, de nombreux SS arrivèrent et nous ordonnèrent de monter dans des trains de marchandises. Durant le trajet nous vîmes défiler les paysages de l’Allemagne détruite. Le train allait en direction de l’Est. Ce trajet fut un vrai désastre pour les prisonniers. A l’arrivée, quand les portes s’ouvrirent des cadavres tombèrent sur le quai. Une fois le pied par terre M.Cohen et moi nous nous regardâmes après avoir entendu un SS dire à un autre avec un air supérieur:                                                                                    « Regarde le voyage fut bon, le tri est déjà fait ! »
M.Cohen me lança :                                                                                                                 « Mais dans quel monde vivons-nous ! Regarde ce sale Boche ! Si j’en avais la force j’irais lui mettre une bonne correction ! »
Le tri fut procédé de façon à ce que dans une première catégorie il y ait : les femmes, les enfants, les personnes âgées, les malades et dans une deuxième : tous les hommes aptes à travailler. A ce moment là,  je fus séparé de M.Cohen qui lui fut placé dans la première catégorie. Les SS nous firent passer dans une pièce où nous nous fîmes tous tatouer d’un numéro : nous n’avions plus de nom, nous étions identifiés par ces chiffres impersonnels. A présent, les deux groupes furent séparés, les SS dirent d’abord au groupe de M.Cohen de se déshabiller immédiatement pour, dirent-ils, prendre une douche. L’image de M.Cohen humilié à ce point me faisait terriblement mal et je voulais hurler toute ma haine que j’avais envers ces Allemands. Mais je savais que me révolter ne me servirait à rien, cela ne m’attirerait que des ennuis. Leur groupe sortit de la pièce après cette terrible scène. Ce fut la dernière fois que je vis mon ami. 
Je travaillais dur dans ce camps jusqu’à l’arrivée des alliés en Janvier 1945, trois ans après mon arrivée. Je fus un des rares survivants de ce camp qui aujourd’hui est appelé le camp d’Auschwitz-Birkenau.
Aujourd’hui je sais pour quelle raison nous avons été découverts par les Allemands : la police qui était venue faire une inspection lors du deuxième cambriolage avait trouvé étrange que la serrure soit changée, elle a donc prévenu la Gestapo. Je sais aussi que M.Cohen n’était pas parti prendre une douche mais qu’il avait été exterminé dans une chambre à gaz et j’ai continué à écrire son journal pour lui rendre hommage. Une fois cette histoire terminée je la publierai pour qu’un jour, j’espère, la famille de François Cellier la lise, afin qu’elle connaisse son long périple.
FIN.

 

Découvrir les textes réalisés par les élèves du collège JP II
Textes par les élèves Jean Paul II.docx
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NOUVEAUTÉ 2017

LA DEMOISELLE DE WELLINGTON

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LA DEMOISELLE DE WELLINGTON

Version papier

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eBook

 

Un roman aux éditions Le Seuil

Illustré par Jérémy Moncheaux

Post-face d'Alain Jacques

  

En lien direct avec la véritable histoire de La carrière Wellington, ce roman relate la vie de 24 0000 soldats cachés durant 10 jours dans une ville construite sous la ville d'Arras par les tunneliers Néozélandais. Une fait unique au monde !  

Lire un extrait du roman
La demoiselle de Wellington - éditions S
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